Témoignage d’une aidante

C’est un bouleversement complet dans la vie d’Aurélie depuis une dizaine de jours. Depuis le mardi 17 mars, jour où le confinement a débuté, elle a dû gérer la sortie d’hospitalisation de sa maman qui s’est fracturée le col du fémur ainsi que le calcanéum suite à une chute.

Le périple commence par les démarches administratives auprès de l’Assurance Complémentaire avec la mise en place d’un service d’Aide à domicile qui devient très compliquée.

Finalement, l’ADAR accepte le jour même. Dès le lendemain matin, une aide à domicile est intervenue dès 8h. « Nous avons le droit à 30 heures sur 6 semaines » explique Aurélie qui a quitté son domicile nantais pour s’occuper de ses parents. Sa maman étant immobilisée de sa jambe et en fauteuil roulant.

« Elle a besoin de moi 24h/24h. Je suis sur le pont pour l’aider le jour, la nuit, pour prendre soin du linge de la maison, préparer les repas… Aucune visite pendant 6 semaines (recommandation de l’hôpital)car ma maman étant sous anti-inflammatoire et précaution post-opération, elle est d’autant plus vulnérable face au COVID-19. Gérer le transfert, la toilette, les repas, surveiller la prise des médicaments… ça fait beaucoup de choses à penser. Dans ce moment inédit et face aux règles sanitaires strictes, grâce aux interventions de l’ADAR je sais qu’il y a une personne qui me soutient tous les jours, ça me soulage mes deux jambes et ma tête. Les personnes qui viennent sont supers, elles sont avenantes et volontaires pour aider, c’est un vrai réconfort pour moi.»

Merci Aurélie pour votre témoignage, qui montre bien la complexité vécue par les aidants au quotidien. L’Aide à domicile, accompagne les personnes âgées, fragiles et c’est aussi un rempart contre l’isolement des aidants.