Témoignage : Claudine, Responsable de secteur

Avant de devenir Responsable, j’étais Auxiliaire de vie pendant 14 ans sur le secteur de la Baule. Certaines se souviennent encore de moi avec ma mobylette et mes 18 ans… Ce travail à l’ADAR ne devait être qu’un travail saisonnier à l’époque… finalement ce fut bien plus.

L’ADAR c’est ma deuxième famille, hier comme aujourd’hui, j’ai toujours adhéré aux valeurs de l’association : solidarité, équité, partage.

Passionnée par mon travail, j’envisage chaque nouvelle journée avec plaisir et motivation. Et dans le contexte de cette crise sanitaire liée au Coronavirus je conserve cette positivité et ma bonne humeur qui me permette d’avancer. Mon mot d’ordre : « esprit d’équipe », je ne conçois pas que l’on puisse ne pas avoir l’esprit d’équipe, surtout dans cette situation.

 

Comment vous êtes-vous organisé durant le confinement ?

Je suis chaque jour à l’agence pour recevoir certains Aides à domicile et notamment pour distribuer les gants et les masques. Mais également pour prendre le temps de les rassurer de les écouter. C’est important de se sentir épauler par sa Responsable de secteur, j’ai le sentiment de bien le faire.

C’est également important pour nous d’être écouté. Notre Cadre de secteur est là pour nous appeler et demander si nous allons bien et tenons le coup. C’est important d’avoir ce contact quasi-quotidien.

Nous nous appelons aussi entre RS ; pas évident d’être seule quand on a l’habitude de côtoyer une équipe quotidiennement.

C’est important pour moi d’avoir mon équipe au téléphone. Je contacte également les personnes aidées ainsi que celles pour qui nous avons suspendu le service. J’ai également pris le temps d’appeler les familles. Le retour est très positif, les gens comprennent que nous devons limiter nos interventions, les familles prennent le relais.

Une vraie solidarité s’est créée, j’admire cela et espère qu’elle continuera après. « L’union fait la force » et nous sommes tous unies pour continuer à faire notre travail avec le sourire pour rassurer les bénéficiaires, les collègues, les équipes… Nous restons mobiliser pour la même chose : que l’humain aille bien.

 

Qu’est-ce que cet événement a changé ?

Nous n’en avions pas forcement conscience avant, mais cette situation a permis de voir l’humain différemment. J’ai peur de perdre des gens, alors je mets tout en œuvre pour que cela n’arrive pas.

Je communique plus qu’avant avec mon équipe. Cela permet de maintenir le lien d’appartenance à l’équipe, c’est rassurant pour les intervenants d’avoir des nouvelles de leurs collègues, des usagers et ça fait du bien de pouvoir échanger, discuter, se confier…  J’espère pouvoir continuer cette démarche. C’est l’organisation d’aujourd’hui qui m’a fait faire cela. Le planning s’est allégé en permettant d’ouvrir d’autres portes.

J’espère que tout ce qu’on a pu faire sera reconnu, on mérite tous d’être reconnu.