Portrait : Joëlle Billet, 38 ans, Aide à domicile depuis 13 ans à l’ADAR

D’où vient votre enthousiasme pour ce métier ?

« J’ai toujours eu besoin d’être en contact avec les gens. Avant d’être Aide à domicile, je travaillais dans la restauration. Si les échanges et l’interaction avec le public me plaisaient, les horaires de travail n’étaient pas adaptés à ma vie de jeune maman. Je me suis alors dirigée sur l’Aide à la personne car ce métier me « remplit », c’est-à-dire que je donne et j’apprends tellement au contact des gens. Les personnes chez qui je vais sont toutes différentes, leurs besoins aussi. Cela rend mon métier riche et évite la routine. Je peux commencer ma journée par faire une toilette, puis aider une personne avec ses papiers, accompagner une autre à son rdv chez le médecin, entretenir son logement, aider aux repas… Je pense que j’aime être en contact avec les gens et les usagers sont bienveillants la plupart du temps. Mon métier est valorisant, tout dépend comment on veut le voir. Pour moi, l’Aide à domicile est la base du maillon pour le maintien à domicile. C’est important ce que l’on fait, sans nous, la chaîne du maintien à domicile n’existerait pas.»

 

Devenir Formatrice interne une opportunité professionnelle et personnelle ?

« Cela fait 13 ans que je suis Aide à domicile. Ma priorité a toujours été mes enfants. Aujourd’hui ils sont grands et je me suis dit que c’était à mon tour d’évoluer. Mais je n’avais pas envie de changer de branche, j’aime l’Aide à la personne et c’est important pour moi de pouvoir transmettre mes 13 années d’expériences. J’ai donc été séduite par l’idée de devenir formatrice. Je veux montrer à mes enfants que malgré nos choix, il est toujours possible d’évoluer. D’autre part, je suis en accord avec l’idée de ce centre de formation car chaque année j’entends des usagers insatisfaits d’un Aide à domicile remplaçant : « la personne qui est venue ne savait pas bien faire cela… ». Pour embaucher des personnes compétentes, il faut les former. Le bénéfice est double : c’est rassurant pour les Aides à domicile qui débutent, cela conforte avant les premières interventions et nous proposons ainsi un service de qualité aux usagers. C’est ce qui donnera envie aux Aides à domiciles débutantes de rester à l’ADAR.»