portrait d’une Responsable de secteur

Séverine a 25 ans, elle est Responsable de secteur à l’ADAR depuis 4 ans.

 

Etudiante, mon objectif était d’être autonome rapidement, alors, en parallèle de mes études, je travaillais les weekends et les vacances comme Aide à domicile à l’ADAR. J’étais jeune, le choix du domicile s’est fait par hasard, et finalement, j’ai pris plaisir à découvrir et apprendre ce métier. J’ai donc été au domicile d’usagers pendant 3 ans. Lorsque j’ai été diplômée de mon DECESF (diplôme d’état de conseillère en économie sociale et familiale), j’ai rejoint définitivement l’ADAR comme Responsable de secteur, cela fait maintenant 4 ans.

Aujourd’hui, on questionne davantage la place de l’Aide à domicile. On perçoit bien que la branche « Aide à domicile » et tous les professionnels du secteur cherchent à avoir une meilleure reconnaissance. Je suis ravie d’être passée par la case « Aide à domicile » avant mon poste actuel, cette étape m’aura éveillé au vécu du terrain que l’on ne trouve pas dans les programmes d’études. C’est facilitant pour accompagner certaines situations.

Avec la situation actuelle de confinement, ma préoccupation principale est de maintenir le lien avec mon équipe. C’est frustrant de ne pas pouvoir leur apporter les gants, de ne pas pouvoir accompagner sur les nouvelles situations… Je prends plus de temps avec chacun par téléphone et bien sûr, je reste disponible.

Mes équipes ont largement participé à la sensibilisation des usagers en les aidant à adopter les bons réflexes dans le cadre de cette crise sanitaire (interdire les visites, limiter les courses…). Je suis persuadée que le message passe mieux lorsque c’est l’Aide à domicile qui propose à l’usager. Nous intervenons en milieu rural, nos interventions permettent aussi de rompre l’isolement.

J’ai la chance d’avoir une équipe très autonome qui s’est organisée rapidement face à tous ces changements. La débrouille, le système D (certaines fabriquent des masques), l’entraide (récupération et partage de matériel), aménagement des plannings en fonction des besoins des usagers… tout le monde a trouvé un rôle à jouer. Certaines personnes, habituellement discrètes, se révèlent et prennent des responsabilités. Cela met en avant leur sérieux, leur professionnalisme et renforce les liens de confiance entre elles, les usagers et moi.

Avec mes collègues Responsables de secteur, nous travaillons bien ensemble, pour le moment cela ne se perd pas, au contraire, j’ai le sentiment que le lien de solidarité s’est amplifié.