Portrait d’une Auxiliaire de vie

Pascale, Auxiliaire de vie, travaille à l’ADAR depuis 27 ans – secteur 11

« De formation secrétaire comptable, j’ai longtemps travaillé sur Paris avant de revenir sur la Baule pour prendre soin de mon papa myopathe et soulager ma maman.

Mes expériences de comptable se succédant sans réellement m’apporter satisfaction, j’ai fait le choix de changer mon fusil d’épaule. J’ai commencé à proposer mes services pour de l’entretien de logement avant de répondre à une offre d’emploi de l’ADAR et d’intégrer l’association.

Je pense que mon expérience personnelle m’a amené vers les métiers de l’aide à la personne. C’était évident. C’est peut-être le métier qui m’a choisi. J’ai eu l’honneur de travailler auprès d’une jeune femme polyhandicapée, cette expérience m’a conforté avec mes choix, j’étais là où je devais être et que j’étais faite pour cela.

Je n’ai jamais changé de secteur, j’ai vu les Responsables de secteur se succéder, toutes formidables : Maryse, Isabelle… et aujourd’hui Aurélie avec qui j’aime beaucoup travailler, elle sait écouter.

J’ai eu la chance d’obtenir mon diplôme d’Auxiliaire de vie avec l’Adar, cette étape m’a beaucoup marqué à travers des formations et stages très enrichissants.

Ce qui fait ma force, et celle de notre métier, c’est notre capacité d’adaptation. Je suis multitâche, multi-histoire, multi-soutien. Depuis que je suis à l’Adar, j’ai accompagné tous les usagers jusqu’au bout (maison de retraite ou décès).

Avec cette crise du COVID 19 notre équipe communique encore mieux qu’avant. Nous n’inondons pas notre Responsable de secteur pour l’organisation sur le terrain. Elle communique avec chacun de nous tous les jours.  Avec l’appui de notre Responsable, notre équipe a su s’organiser et gagner en autonomie autour de l’usager. J’adore mes collègues, l’équipe est extra ! Avec le confinement, les usagers ont moins de contacts, alors ils me reçoivent avec un sourire jusqu’aux oreilles. Nos visites sont un soulagement pour beaucoup, y compris pour l’entourage  pour qui nous sommes un véritable relai.

Je ne veux pas être considérée comme une « héroïne », il faut des personnes qui prennent soin des autres, j’ai fait ce choix.

Je suis sur le terrain tous les jours et je vais bien. Ce que je fais, je le fais avec plaisir, j’aime mon métier. »